Non à No Billag !

L’initiative populaire « Oui à la suppression des redevances radio et télévision (suppression des redevances Billag) » cherche à faire inscrire dans la Constitution que la Confédération n’est pas en droit de prélever de redevance de réception ni de subventionner des stations radio et chaînes tv, et qu’elle doit mettre régulièrement aux enchères des concessions de radio et de télévision.

Toutes les stations radio et chaînes tv devraient alors se financer de manière autonome ; toute subvention de la part de la Confédération serait interdite. Si l’initiative était acceptée, la Suisse deviendrait la seule démocratie d’Europe à avoir supprimé le service public audiovisuel et à avoir inscrit dans sa Constitution l’interdiction d’un financement des médias publics par la Confédération. La SSR et les 34 radios et tv régionales concernées subiraient donc de lourdes pertes financières et se verraient dans l’obligation de cesser leurs activités ; en effet, le financement via la redevance est pour elles vital. L’initiative est une attaque contre la diversité des médias suisses.

Les auteurs de l’initiative promettent des coûts inférieurs qui libèreraient à la fois les consommateurs et l’économie. Dans les faits, l’approbation du texte conduirait à un affaiblissement de la place médiatique suisse, car rares sont les diffuseurs tv et radio capables de se passer de la redevance pour se financer. En outre, produire les émissions d’information et les formats culturels et éducatifs ainsi que des divertissements conçus spécifiquement pour la Suisse et ce, dans les quatre langues nationales, représente un coût trop élevé pour être financé par la voie privée, forcément commerciale. Si l’initiative était acceptée, tout le monde serait perdant : le public, la culture, le sport, le fédéralisme et la démocratie.